Un film qui se consomme comme une cigarette mais attetion aux toxines!
Ca partait bien ….pourtant.
Eh merde ! Ca partait bien pourtant… Il faut dire que le projet Public Enemies avait de quoi séduire plus d’un fan de cinéma ! D’abord un réalisateur, une pointure, Michael Mann, qui nous avait habitués à un style visuel énergique et à une narration toujours efficace. Des comédiens au sommet de leur art et une histoire qui a tout pour transporter les spectateurs dans une aventure mythique inspirée par l’une des plus grandes étapes de l’histoire de la criminalité des États-Unis d’Amérique : Le Chicago des années 30 !...Le pied ?…Eh ben pas du tout.
Le meilleur du pire.
Pourquoi ? La faute d’abord au jeu des comédiens et n’en déplaise à ceux qui considèrent que la responsabilité de l’équilibre d’un film ne tient qu’à la mise en scène. Johnny Depp et Christian Bale sont sur le mode "je me regarde jouer!". Mâchoires serrées du début à la fin du film, les deux comédiens n’offrent aucunes nuances et véritables propositions de jeu. Il est même drôle de prendre conscience que les deux auraient pu intervertir leur rôle sans que cela ne modifie la dynamique du film. Nos deux compères récoltent donc deux Norris, un chacun, pour leur « non-prestation ». Etonnant et décevant de la part de Johnny Depp qui, par le passé, avait su prendre plus de risque dans l’incarnation de ses personnages. Christian Bale reste malgré tout fidèle à ses dernières performances (Batman, Terminator), à savoir une composition sans relief et sans charisme. J’imagine parfaitement Monsieur Bale regarder ses film avec la main dans la poche pour tâter le résultat turgescent de sa grande satisfaction de se voir « si beau dans ce miroir ». Reste la très jolie Marion Cotillard qui sort un peu de ce piège et qui récolte un MaDjYc pour sa performance où nait, par moment, une belle émotion et une force naturelle.
Where is my Mann ?
En ce qui concerne la réalisation, c’est une vraie grosse déception. Envolée la maitrise efficace du rythme façon Michael Mann ! Public Enemies et une succession de séquences possédant un vraie visuel, mais entièrement privée de respirations inspirées, de liant et finalement de vie. Il apparait d’autant plus évident que le film manque de vie qu’il est bel et bien question de filmer l’existence de criminels qui vont droit vers une mort certaine ! C’est donc avec cette impression d’une production esthétisante et même pas esthétique que le spectateur sort de la salle. Bien conscient également d’être passé à cote d’un bon film. Public Enemies joue sur la notoriété de ses comédiens masculins qui apparaissent impuissants et sans saveurs. Jusqu'à preuve du contraire, des portes manteaux n’ont encore jamais cambriolé des banques !
En un mot comme en sang !
Ce film ne propose aucune construction filmique véritable ce qui à pour résultante d’embarquer le spectateur dans une succession de scènes visuellement abouties mais sans flammes, sans passion. Des séquences misent bout à bout qui ne parviennent évidemment pas à faire un vrai grand film. Michael Mann semble être tombé dans le travers le plus nocif de notre société : la superficialité !! Le film possède un visuel qui récolte un MaDjYc, mais la réalisation impersonnelle et peu inspirée récolte deux Norris. Et dire que ca partait si bien……
Récapitulatif
Johnny Depp et Christian Bale
Marion Cotillard
Esthétique du film
Réalisation
Score final
Voici un extrait qui montre bien le manque d’instinct et de présence dans le jeu des comédiens.